Mananjary, située sur la côte sud-est de Madagascar, est l’une des zones les plus vulnérables du pays face aux cyclones et aux inondations. Sa position exposée la rend particulièrement sensible aux tempêtes comme Batsirai (2022) et Freddy (2023), qui ont détruit des milliers de maisons et laissé de nombreuses familles sans abri. La majorité des habitants de Mananjary dépendent de l’agriculture pour leur revenu, mais les événements climatiques extrêmes anéantissent fréquemment les récoltes, entraînant des pénuries alimentaires et des difficultés économiques. Plus de 96% des maisons sont faites de matériaux fragiles, ce qui les rend dangereuses pendant les tempêtes. L’éducation est gravement affectée, avec près de 39 000 élèves touchés par les dégâts causés par les cyclones, et de nombreux enfants contraints d’abandonner l’école. Les inondations sont un problème majeur, affectant jusqu’à 67% des communautés lors des événements cycloniques. L’accès à l’eau potable et aux soins de santé est limité, et de nombreuses structures de santé ferment lors des tempêtes graves. Malgré la mise en place de certaines mesures de préparation, Mananjary reste extrêmement vulnérable en raison des catastrophes naturelles fréquentes et des infrastructures fragiles.
Fianarantsoa, située dans la région de Haute Matsiatra à Madagascar, est très vulnérable aux effets dévastateurs des cyclones et des inondations. Des cyclones comme Batsirai et Emnati (2022) et Freddy (2023) ont causé des dégâts importants dans le sud-est de Madagascar, y compris à Fianarantsoa. Les enfants de cette région sont particulièrement vulnérables lors de ces catastrophes. En janvier 2015, le cyclone Chedza a affecté 174 000 personnes, dont 20 000 déplacées, et 5 510 enfants de moins de cinq ans n’ont pas pu retourner chez eux deux mois plus tard, étant exposés à la violence et aux maladies dans des abris de fortune. La susceptibilité de la région aux inondations fluviales et urbaines aggrave encore ces défis. Fianarantsoa I a été identifiée comme ayant des niveaux de risque cyclonique élevés et des risques moyens pour les inondations fluviales et urbaines. Ces conditions nécessitent des stratégies solides de préparation aux catastrophes et de réduction des risques pour protéger les populations vulnérables, en particulier les enfants, des menaces récurrentes posées par les cyclones et les inondations.
Morombe, située sur la côte ouest de Madagascar, fait face à d’importants défis en raison des conditions climatiques extrêmes et des infrastructures insuffisantes. Avec un climat semi-aride et sec, la région souffre fréquemment de sécheresses, ce qui complique la vie des familles qui dépendent de l’agriculture et de la pêche pour leur subsistance. Les cyclones, comme Freddy en 2023, ont causé des dégâts considérables, détruisant des maisons, déplaçant des familles et perturbant les écoles. Environ 80% des maisons sont construites avec des matériaux fragiles, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux tempêtes. Chaque année, les inondations affectent jusqu’à 65% des foyers, mettant une pression supplémentaire sur des communautés déjà en difficulté. L’éducation est également menacée, avec près de 19 200 élèves touchés par les dégâts causés par les cyclones, et de nombreux enfants abandonnant l’école. L’accès limité à l’eau potable et aux installations sanitaires augmente les risques sanitaires, en particulier pour les jeunes enfants. Bien que certaines mesures de préparation aux catastrophes existent, Morombe reste extrêmement vulnérable en raison de ses maisons fragiles, de ressources limitées et des défis climatiques.
Mitsinjo, située dans la région de Boeny à Madagascar, fait face à d’importants défis environnementaux, particulièrement pendant la saison des cyclones. La région est fortement exposée aux effets dévastateurs des cyclones et des inondations, avec des événements fréquents tels que le cyclone Belna (2019) et les graves inondations de janvier 2020, qui ont affecté plus de 47 000 personnes, y compris des victimes dans le district de Mitsinjo. Mitsinjo est sujette aux inondations des rivières Kikony et Akamony, et sa géographie la rend vulnérable à la fois aux cyclones et aux risques d’inondations fluviales, classées comme à haut risque pour la prochaine décennie. Les enfants de Mitsinjo sont particulièrement vulnérables à ces catastrophes naturelles, car elles perturbent fréquemment l’éducation, obligeant de nombreux enfants à manquer l’école. De plus, l’accès limité aux soins de santé et aux installations sanitaires pose des risques sanitaires graves, notamment la malnutrition et la propagation de maladies hydriques. Ces catastrophes récurrentes soulignent la nécessité urgente de mettre en place des systèmes d’alerte précoce robustes pour protéger les vies et les moyens de subsistance à Mitsinjo.
Ankarafantsika, située dans la région de Boeny au nord-ouest de Madagascar, fait face à des défis environnementaux importants, notamment en raison de la déforestation, de la dégradation des terres, des cyclones et des inondations. La région est caractérisée par des forêts fragmentées et un climat sec, ce qui augmente sa vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Les cyclones causent des dommages considérables, notamment la destruction de grandes portions d’arbres et la réduction du volume des couronnes d’arbres dans le parc national d’Ankarafantsika. La vulnérabilité de la région aux inondations fluviales aggrave les risques, entraînant souvent des déplacements et des pertes de moyens de subsistance pour les communautés locales. Ces défis environnementaux contribuent à des difficultés socio-économiques, limitant l’accès aux ressources et aux moyens de subsistance. Les enfants d’Ankarafantsika sont particulièrement vulnérables aux effets de ces catastrophes naturelles, car ils subissent des interruptions dans leur éducation, des problèmes de santé et un accès limité aux services de protection, ce qui accentue leur vulnérabilité.
Toliara, située sur la côte sud-ouest de Madagascar, est sujette aux catastrophes naturelles telles que les cyclones, les inondations et les sécheresses, avec des effets dévastateurs sur les communautés locales, en particulier les enfants. Le cyclone Haruna (2013) a causé des destructions massives, avec des vents dépassant 200 km/h, et le cyclone Freddy (2023) a provoqué des inondations sévères, déplaçant des familles et endommageant des maisons. D’autres cyclones, comme le cyclone Cheneso (2023), avec des vents atteignant 148 km/h, et le cyclone Alvaro (2024), qui a affecté plus de 26 000 personnes, ont intensifié ces défis. Les enfants à Toliara sont particulièrement exposés, car les cyclones détruisent fréquemment les bâtiments scolaires, affectant des milliers d’élèves et obligeant de nombreux enfants à manquer l’école. La malnutrition, les épidémies de maladies et les perturbations des services de santé aggravent la vulnérabilité des enfants, les rendant plus sensibles aux impacts à long terme. Plus de 80% des maisons à Toliara sont construites avec des matériaux fragiles, exposant ainsi les familles, en particulier les enfants, à la pleine force de ces catastrophes fréquentes.